Blog

IMG 8302

Breakthrough

Tiens tu l’as pas volé.
Je vais te parler de coaching.

Alors là, je te connais.
Tu visualises un gros malabar en jogging qui gueule des phrases comme « on lâche rien, encore cent bornes et on fait la pause ». Ou un bcbg cravaté zèbre et chemisé Paul Smith qui apprend à un manager à la carrière en berne comment remotiver sa troupe de pré grévistes sous payés. Ou une  Cynthia-Jennifer prix fitness 2008 en justaucorps fluo qui explique comment peser sa feuille de laitue et en assaisonner son tofu du mardi à,  à toi ? Oh pardon.

Bref. Et bé non. Tu fais comme moi là, tu clichétes à mort.

Tout ça, ça existe.
Mais c’est l’écume visible des vaguelettes du vrai coaching. Et moi je parle de l’océan. Celui qui permet d’aller de St Malo à New York, ou le contraire.

Je parle de la traversée, du voyage, du breakthrough, la percée.

Tu traverses l’océan, l’inconnu, le miroir, le mur du son ou la balle si tu es tennisman.
Mais tu traverses.

Quand on bloque, que ça coince, qu’on bute sur l’aridité intérieure, quand on est dans le désert de l’identité, que le mouvement est à l’arrêt, qu’on ne sait plus comment faire, alors là le vrai coaching trouve sa matière.

Un futur, on en a tous une quantité raisonnable. Mais un avenir, on ne le construit que dans une dynamique puissante, par un vrai travail sur ses process de fonctionnement, en questionnant le sens que l’on veut donner à son itinéraire personnel, pour construire jour après jour son identité.

Pour foncer au long cours vers une vie qui nous ressemble.

C’est vrai de tout être social, mais c’est particulièrement vrai dans un domaine artistique.
Un domaine dans lequel à chaque seconde nous investissons d’immenses énergies émotionnelles et mentales. Et dans une proportion qui varie de 98,5 à 100 % des cas, les fragiles structures internes des petits humains décalés et incohérents que nous sommes au départ n’y résistent pas.

Et que je t’explose en vol, et que tu me burn outes là sur le tapis, et que je pleure n’importe où n’importe quand sans savoir pourquoi, et que je me sens comme un robot tout sec à part les petits yeux rougis vu que je dors deux heures par, ah tiens oui deux heures par semaine.  Ah quand même.

Là je fais la version blog avec de gros morceaux d’humour dedans mais justement, je vais arrêter. Parce qu’il n’y a rien de drôle du tout. En théorie ceux qui passent ici savent de quoi je parle. Ils l’ont vécu, ou le vivent. Ce sont des périodes infiniment douloureuses et solitaires. On ne se comprend plus soi-même, on s’isole, on fait vaguement illusion au dehors mais au dedans on est un zombie.

En dehors du fait que ce sont des périodes cauchemars d’un point de vue humain, il y a le fait que certains y laissent leur vie, et que d’autres renoncent à aller plus loin.

Cette note essaie de proposer une piste pour éviter ces deux issues.

Parce que les arrêts des autres, les échecs des autres, les défaites des autres me font mal.
A moi. M’atteignent et me rappellent mes propres précipices. Ce sont les mêmes, nous sommes tous des équilibristes, et quand l’un d’entre nous menace de s’écraser au fond du ravin, les mains invisibles de la solidarité viennent le ramener fermement sur son fil de vie.

Pour construire son avenir, il s’agit d’abord de faire un chemin avec soi, pour soi, à travers soi, et au bout du compte, toujours vers les autres.

Regarder en soi, ouvrir les yeux, se mettre en mouvement, faire humblement un travail de tri, faire évoluer ses concepts et ses modèles inconscients, naître au grand jour et prendre sa place dans le monde relationnel tout cela revient à faire ses devoirs, un devoir d’être social que l’école ne nous apprend pas.

Au fond entrer dans un coaching demande les mêmes qualités que se lancer dans l’écriture, et plus largement,  garder à long terme le cap d’un engagement artistique.

Ces qualités ?

Du courage, la capacité à bouffer la peur comme si c’était un pain au lait, de la lucidité, de l’enthousiasme, de la patience, une volonté de fer, beaucoup d’amour.

On ne se lance pas dans une telle aventure en dilettante.

On ne trempe pas son pied dans l’eau pour tester la température. On s’y jette à fond, en sachant que le coaching sera le point de lancement d’une étape qui durera toute sa vie.

N’oubliez pas : ce voyage, comme l’amour, se vit à deux. La solution ne vient pas par magie, dans les antres sclérosées de nos vieilles habitudes. Il
n’est question nécessairement que de neuf, de vrai, de nouvelles perspectives bref de changement. Et on ne parvient à bon port qu’avec un regard bienveillant posé sur soi, un espace d’empathie et de clairvoyance.

Il est tout simplement impossible de faire cette traversée seul ou seule.

Apportez votre courage, apportez au moins la direction vers ce que vous appelez votre port, mais prenez toujours soin de vous faire accompagner d’un bon guide. Testez-le, voyez en dix, choisissez, précisez vos règles mais trouvez en un qui vous convienne vraiment. Car seule la confiance
permet les conditions d’un vrai lâcher-prise.

Dans ces conditions, un coaching peut se révéler une expérience purement miraculeuse et libératrice.

Si d’aventure vous vous reconnaissez dans un de ces moments de vie où le vent souffle si fort que vous n’entendez plus votre propre voix, agrippez vous à votre fil, ne pensez pas au ravin, ne le regardez pas, et faites la seule chose qui peut vous sauver : tendez la main.

Et replongez aux sources même de votre écriture.

Be Sociable, Share!

2 Comments

  1. sab05-10-2010

    seul ou seule on ne peut rien faire de bon.. mais heureusement les AMI(E)S sont là et c’est ça la vie !!!
    bisous à vos tous et n’oublie pas mon boumboum d’amour ;o)

  2. omeyer05-11-2010

    Ma potesse à moi ! des smacks et des ouafs

Leave a Reply

Stories beyond frontiers. Les histoires font la loi.